Pour nous joindre | Médias | Liens | English

LA RAISON D’ÊTRE

N'ayant que de très faibles ressources en hydrocarbures, le Québec et l'Ontario doivent importer la presque totalité du gaz naturel qu'ils consomment. À cet égard, le Québec et l'est de lOntario sont soumis à une double dépendance puisque leurs approvisionnements proviennent exclusivement des gisements des bassins sédimentaires de l'Ouest canadien et sont expédiés par le biais d'un unique moyen de transport, le réseau de gazoducs de TransCanada.

Cette double contrainte rend ces deux régions fort vulnérables, notamment au chapitre des prix de la ressource, étant soumises aux pressions de l'offre et de la demande alors qu'elles se trouvent à l'extrémité orientale du gazoduc de TransCanada.

Le gaz naturel comble aujourd'hui environ 12 % des besoins énergétiques du Québec et 34 % de ceux de l'Ontario.

La progression soutenue de cette forme d'énergie est un phénomène qui s'observe non seulement au Québec et en Ontario, mais sur l'ensemble de l'Amérique du Nord. Le gaz naturel est de plus en plus utilisé en raison, entre autres, des caractéristiques qui rendent ce combustible spécialement attrayant, notamment pour la réduction des gaz à effet de serre (GES) par rapport aux autres énergies fossiles.

Toutefois, la production de gaz naturel tend à plafonner rapidement sur notre continent, qui détient environ 4 % des réserves de la planète alors qu'il consomme quelque 30 % de l'offre mondiale.

Alors qu'on observe en Amérique du Nord une hausse du coût du gaz naturel liée à l'épuisement des gisements conventionnels, la demande pour cette forme d'énergie croît à un rythme soutenu.

Ces hausses ont été particulièrement remarquables en 2005 alors que des catastrophes naturelles liées aux conditions climatiques ont contribué à faire bondir le prix du gaz naturel à des niveaux de trois à quatre fois plus élevés qu'à la fin des années 90.

Le projet de terminal méthanier de Rabaska a donc pour but de doter le Québec et l'est de l'Ontario d'une source alternative d'approvisionnement gazier. En plus d'assurer une plus grande sécurité d'approvisionnement, la disponibilité accrue de la ressource créera un environnement plus compétitif dont bénéficieront tous les consommateurs, notamment les quelque 50 000 clients commerciaux, industriels et institutionnels québécois ayant présentement recours au gaz naturel.

Les études menées par Rabaska, notamment par Energy and Environmental Analysis inc (EEA) démontrent qu'avec la réalisation du projet, le prix du gaz naturel pourrait être réduit d'environ 5 % par rapport à une situation sans Rabaska. On peut consulter l'étude d'EEA dans l'étude d'impact de Rabaska, au tome II, annexe G à l'adresse suivante: http://www.rabaska.net/pdf_toc1.html.

La technologie du transport du GNL, éprouvée depuis plus de 45 ans et utilisée par de nombreux pays d'Europe, d'Asie et aux États-Unis, a été développée pour rapprocher les pays consommateurs des réserves importantes de nombreux pays producteurs. Elle constitue une alternative attrayante dans un contexte d'épuisement des ressources continentales.

Le gaz naturel, lorsque liquéfié après avoir été refroidi à -160°C, ne représente que le 1/600e de son volume à l'état gazeux. Ceci permet de le transporter par navire, de façon économique et sécuritaire.

Par ailleurs, l'utilisation accrue du gaz naturel contribue au respect des objectifs de réduction d'émissions de gaz à effet de serre (GES) prévus par le protocole de Kyoto, en substituant la consommation de mazout et de charbon qui émet, chaque année, des millions de tonnes de GES et de matières polluantes dans l'atmosphère.

LES PARTENAIRES

Le promoteur du projet est une société appelée Rabaska. Il s'agit d'une société en commandite réunissant Gaz Métro, Enbridge et GDF SUEZ (autrefois Gaz de France), qui ont mis leurs ressources et leur expérience en commun pour construire et exploiter le terminal de GNL.

Les ressources combinées et l'expertise exceptionnelle de ces trois partenaires donnent l'assurance du respect des plus hauts standards de qualité dans la conception, le développement, puis l'exploitation du futur terminal méthanier Rabaska ainsi que du gazoduc qui le reliera au réseau de transport et de distribution interprovincial.

Avec près de 3,6 milliards de dollars d'actifs et plus de 1 300 employés au Québec, Gaz Métro est une grande entreprise énergétique québécoise et l'un des plus importants distributeurs de gaz naturel au Canada. Gaz Métro distribue 97 % du gaz naturel consommé annuellement au Québec. La société, établie depuis plus de 50 ans, dessert plus de 175 000 clients québécois avec un réseau de conduites souterraines de près de 10 000 kilomètres. Un des chefs de file du secteur gazier canadien, Gaz Métro exploite depuis 40 ans l'un des trois seuls sites de liquéfaction, de stockage et regazéification de GNL au pays. Ses installations de gaz naturel liquéfié (GNL) sont situées dans l'est de l'île de Montréal.

Enbridge, qui emploie plus de 4 000 personnes, compte parmi les plus grandes sociétés de transport d'énergie en Amérique du Nord et exploite le plus long réseau de transport d'hydrocarbures liquides au monde. Son réseau de canalisations s'étend sur plus de 40 000 kilomètres. Elle a été impliquée dans le développement de plusieurs terminaux pétroliers à travers l'Amérique du Nord et ailleurs dans le monde. Elle exploite 11 terminaux de pétrole brut et d'hydrocarbures liquides de même que trois parcs de réservoirs pétroliers. Elle est par ailleurs propriétaire de Enbridge Gas Distribution, le plus grand distributeur de gaz naturel au Canada qui dessert environ 1,7 million de clients surtout en Ontario.


L’un des premiers énergéticiens au niveau mondial, GDF SUEZ est présent sur l’ensemble de la chaîne de l’énergie, en électricité et en gaz naturel, de l’amont à l’aval. En inscrivant la croissance responsable au cœur de ses métiers (énergie, services à l’énergie et environnement), il se donne pour mission de relever les grands défis : répondre aux besoins en énergie, assurer la sécurité d’approvisionnement, lutter contre les changements climatiques et optimiser l’utilisation des ressources. GDF SUEZ s’appuie sur un portefeuille d’approvisionnement diversifié et un parc de production électrique flexible et performant pour proposer des solutions énergétiques innovantes aux particuliers, aux collectivités et aux entreprises. Le Groupe compte 200 000 collaborateurs pour un chiffre d’affaires en 2008 de 83,1 milliards d’euros.

LE TERMINAL

L’est de la ville de Lévis a été identifié depuis longtemps comme site d’accueil de projets industriels majeurs avec accès à un port en eau profonde. Aussi, durant les années 1970 et 1980, des projets d’établissement de port méthanier et d’aluminerie y ont été considérés. En 1987, la Ville de Lévis identifiait dans son schéma d’aménagement un vaste territoire dans l’est comme zone industrialo-portuaire. Cela se voyait reflété dans le plan d’urbanisme de la ville et son règlement de zonage. Au cours des années subséquentes, différents organismes de développement économique de la Rive-Sud ont proposé le site de Lévis-est pour l’implantation de projets industriels majeurs comme en fait foi la brochure « Le parc industrialo-portuaire, une ouverture sur le monde » publiée sous l’égide du Conseil régional de concertation et de développement (CRCD) de Chaudière-Appalaches. Le terminal méthanier Rabaska occupera la partie est de la zone industrialo-portuaire identifiée, laquelle permet la mise en place des installations maritimes et terrestres du projet en toute sécurité.

La fonction d'un terminal méthanier est de recevoir des navires méthaniers, de décharger leur cargaison de GNL, d'entreposer temporairement celui-ci dans des réservoirs avant de le vaporiser, c'est-à-dire de le ramener à son état gazeux original. Celui-ci sera ensuite expédié en continu vers le réseau de transport interprovincial, puis vers les réseaux de distribution québécois et ontarien.

Lorsqu'ils en sont encore à l'étape de la planche à dessin, les concepteurs d'un terminal méthanier font des choix technologiques qui influencent différents aspects du projet. Voici, dans le cas du terminal de Rabaska, quelques-unes des solutions retenues et leurs principaux avantages :

• Réception des navires

Pour recevoir en toute sécurité les méthaniers, la profondeur minimale des eaux doit être de 15 mètres. Les concepteurs de Rabaska ont privilégié l'aménagement d'un appontement et d'une jetée s'avançant dans le fleuve plutôt qu'un dragage du fond marin et une jetée plus courte. Afin de minimiser les perturbations sur la faune aquatique et les impacts environnementaux, ils ont également opté pour une jetée sur pieux de préférence à une jetée en enrochement.

• Déchargement des méthaniers

Bien que de nouvelles technologies soient actuellement en développement, la seule aujourd'hui éprouvée et disponible est celle des bras de déchargement de type « articulés ». Cette technologie a donc été retenue pour les opérations de déchargement des cargaisons des méthaniers.

• Lignes de déchargement

Les deux conduites en acier cryogénique qui relieront l'appontement aux réservoirs de GNL seront placées dans un caisson en béton enfoui dans le sol et dont l'atmosphère sera contrôlée pour éviter toute corrosion. En préférant cette option à celle des lignes de déchargement aériennes, les concepteurs améliorent non seulement la sécurité des installations mais réduisent aussi sensiblement l'impact visuel de cet élément essentiel des installations.

• Réservoirs d'entreposage du GNL

Après avoir été déchargé des méthaniers, le GNL est temporairement entreposé dans des réservoirs en attendant d'être vaporisé puis introduit dans le réseau de transport par gazoducs vers les lieux de consommation. Les réservoirs construits à Lévis seront constitués de deux réservoirs se trouvant l'un dans l'autre. Le réservoir interne sera en acier cryogénique et la paroi externe sera faite de béton précontraint ayant environ un mètre d'épaisseur. On dit de ces réservoirs qu'ils sont à intégrité totale parce que conçus de façon à ne permettre aucun rejet non contrôlé de liquide ou de vapeur dans l'atmosphère, même en cas de fuite sur le réservoir interne. Cette technologie est assurément la meilleure et la plus sûre à ce jour. De plus, les réservoirs seront placés au centre de bassins de rétention de dix mètres de profondeur pouvant contenir la totalité du GNL.

• Adaptation de la valeur calorifique du GNL

La plupart du temps, le GNL livré à Lévis aura une valeur calorifique qui devra être ajustée avant son introduction dans le réseau de transport et sa distribution aux consommateurs. La solution retenue par les ingénieurs de Rabaska consiste en l'injection d'une faible quantité d'azote dans le gaz naturel, ce qui permet d'ajuster par dilution sa capacité calorifique.

• Vaporisation ou regazéification du GNL

Avant qu'on ne l'introduise dans le réseau de transport par gazoduc, le GNL doit être réchauffé pour le ramener à son état gazeux. Diverses technologies sont disponibles pour procéder à la regazéification du GNL et, dans le cas du projet Rabaska, on utilisera des équipements appelés vaporiseurs à combustion submergée. La technologie retenue consiste à faire circuler le GNL dans un serpentin baignant dans un bassin d'eau réchauffée par des brûleurs alimentés au gaz naturel. Cette technologie a l'avantage d'une faible consommation d'eau. Elle offre à la fois un bon rendement et une grande flexibilité pour répondre aux variations de débit. Enfin cette technologie est certainement la mieux adaptée aux conditions climatiques et environnementales du site.

  1. Poste de garde

    Le contrôle des identités pour accès au site est assuré par du personnel dédié, présent en permanence dans le poste de garde et lorsqu'un navire est à quai, dans la guérite de la jetée (située à l'entrée du secteur de la jetée, au nord de la route 132). L'ensemble des installations de Rabaska est protégé par un périmètre de sécurité surveillé 24 heures par jour par un système électronique ainsi que par les rondes du personnel de sécurité.

  2. Administration

    Le bâtiment administratif accueillera différents services d'administration et d'exploitation, ainsi que la direction de Rabaska.

  3. Atelier et entrepôt

    La grande majorité des opérations de maintenance sont réalisées sur le site même, par le personnel du terminal, qui disposera des ateliers, locaux et matériel nécessaires pour effectuer ces travaux.

  4. Poste incendie

    Le personnel du terminal est formé à la lutte anti-incendie et dispose de tout le matériel nécessaire. Cela comprend notamment des tenues de protection individuelle, des équipements mobiles (camions, extincteurs mobiles), et des équipements fixes (voir 7 et 8) permettant d'intervenir le plus rapidement possible sur le lieu d'un éventuel accident.

  5. Salle de contrôle

    C'est de la salle de contrôle qu'est assurée une surveillance humaine et technologique 24 heures par jour de l'ensemble des équipements du terminal méthanier. Des génératrices diesel de secours permettent d'assurer l'alimentation des équipements indispensables à la sécurité du personnel et des installations, advenant une panne de courant, même si celle-ci devait se prolonger.

  6. Laboratoire

    Le laboratoire permettra de stocker des échantillons de gaz (à l'extérieur), de réaliser des analyses ponctuelles et de vérifier la calibration des analyseurs automatiques répartis au plus près des installations.

  7. Réserve d'eau d'incendie et pompes incendie

    Un réservoir d'eau incendie de 7 000 m3 dans lequel plonge des pompes incendie (électriques et diesels), permet d'alimenter un réseau couvrant l'ensemble des installations et fournit l'eau nécessaire à tous les équipements fixes de lutte contre l'incendie (rampes d'arrosage, générateurs de mousse, bornes et lances d'incendie, etc.).

  8. Bâtiment des utilités

    Le bâtiment des utilités comprend différents équipements nécessaires au fonctionnement du terminal : production d'air comprimé, etc.

  9. Poste électrique principal

    Le terminal est alimenté à partir de deux lignes en 230 kV d'Hydro-Québec. Le poste électrique principal comprend les transformateurs, les commutateurs et les panneaux électriques permettant d'abaisser la tension et de distribuer la puissance sur l'ensemble du terminal.

  10. Unité de production d'azote

    L'azote est utilisé majoritairement pour l'ajustement du pouvoir calorifique du gaz naturel envoyé dans le réseau de transport. Il est fabriqué sur le site à partir de trois unités cryogéniques de fractionnement d'air produisant de l'azote gazeux pur à 99,99 %. Ce procédé classique repose sur des principes de compression, de refroidissement et de détente des composantes de l'air (azote, oxygène et argon) et n'emploie aucun autre fluide de refroidissement.

  11. Gare de départ du gazoduc

    En sortie du poste de comptage, le gaz est envoyé dans le réseau de transport via la gare de départ du gazoduc. Une vanne d'arrêt d'urgence y est installée et permet d'isoler le terminal du gazoduc en cas d'accident, d'un côté ou de l'autre. Un poste de lancement de piston racleur permet d'effectuer les opérations d'entretien du gazoduc.

  12. Vaporiseurs

    Ce sont des vaporiseurs à combustion submergée qui permettront au GNL de se réchauffer progressivement pour revenir à l'état gazeux. Cette technologie consiste à faire circuler le GNL dans un serpentin entièrement immergé dans un bain d'eau chaude. La température du bain, entre 20 et 50°C, est maintenue par des brûleurs au gaz naturel, dont les fumées de combustion barbotent à travers l'eau du bain, assurant ainsi une efficacité énergétique maximale (proche de 100 %).

  13. Pompes d'expédition

    Chaque réservoir est équipé de plusieurs pompes de soutirage à basse pression immergées dans le GNL. Celles-ci permettent de pousser le GNL vers les pompes d'expédition à haute pression qui élèvent la pression du GNL à celle du réseau de transport.

  14. Compresseurs de gaz d'évaporation

    Malgré la qualité de l'isolant, il y a de très faibles entrées de chaleur dans les équipements contenant du GNL. Cela conduit à une légère évaporation du produit. Les gaz d'évaporation sont récupérés pour être par la suite réincorporés dans le GNL, grâce notamment aux compresseurs de gaz d'évaporation et au recondenseur. Ce recyclage des évaporations permet d'avoir un terminal n'émettant aucun rejet de gaz naturel en fonctionnement normal.

  15. Réservoir de GNL à intégrité totale (double paroi)

    D'un diamètre de 90 mètres et d'une hauteur de 46 mètres, chacun des deux réservoirs de GNL peut contenir 160 000 m³ de GNL à -160°C et à pression quasi atmosphérique. La paroi externe d'un réservoir est constituée de béton précontraint de 90 cm d'épaisseur et la cuve interne contenant le GNL est, elle, en acier cryogénique dont l'épaisseur varie de 1 cm (au sommet) à 3 cm (à la base). Elle est entourée d'isolant thermique d'environ un mètre d'épaisseur. Toutes les canalisations de transport de GNL passent par le toit des réservoirs de façon à préserver l'intégrité totale des parois.

  16. Bassin de rétention tertiaire

    Les deux réservoirs de GNL sont construits à même le roc au fond d'un bassin de 10 mètres de profondeur. Les dimensions approximatives de ces bassins sont de 150 mètres de largeur par 150 mètres de longueur. Ces bassins contribuent grandement à l'atténuation visuelle du projet.

  17. Torchère

    La torchère est un dispositif de sécurité qui permet, en cas d'arrêt des équipements de récupération des évaporations, d'évacuer ce gaz de façon sécuritaire. À l'exclusion de son pilote, la torchère n'est pas en fonction lors de l'opération normale du terminal.

  18. Bassin de sédimentation

    En phase d'exploitation, comme en phase de construction, des fossés de drainage permettront de capter les eaux de ruissellement dans les zones dépourvues de contaminants. Ces eaux seront dirigées vers un bassin de sédimentation avant d'être rejetées au ruisseau Saint-Claude. Le bassin sera au besoin muni de dispositifs de filtration et des contrôles de qualité y seront effectués.

  19. Poste de mesurage

    En sortie des vaporiseurs, le gaz naturel est dirigé vers un poste de mesurage commercial, afin de mesurer le volume et la composition du gaz expédié vers le réseau de transport.

  20. Corridor de service

    Un corridor de service, d'environ 1,3 km de long, accueille les diverses conduites et liaisons nécessaires entre les installations riveraines et les installations terrestres. Il comprend en particulier deux conduites de déchargement de GNL, une conduite de gaz naturel, des conduites d'air comprimé et d'eau, des câbles électrique et une route de service réservée au personnel du terminal.

    Les conduites de GNL et de gaz sont cryogéniques. Elles sont réalisées en acier inoxydable, conçu spécifiquement pour résister à de très basses températures, recouvertes de matériaux isolants et protégées par un caisson de béton enfoui sous la surface du sol, entre le fleuve et les installations terrestres. Les différentes sections de ces conduites sont soudées afin d'éviter toute fuite de GNL.

  21. Installations riveraines

    Les installations riveraines sont aménagées sur une plate-forme en enrochement. Cet espace accueille principalement les pompes de surpression de GNL permettant de pousser le GNL vers les réservoirs lors du déchargement des navires.

  22. Jetée

    La jetée accueille les navires méthaniers. Elle comprend l'appontement, neuf cellules d'accostage et d'amarrage, un pont sur chevalets d'environ 500 m de longueur reliant l'appontement aux installations riveraines.

    L'appontement est situé dans des eaux de 15 m de profondeur (à marée basse) pour accueillir les navires sans nécessité de draguer le lit du fleuve Saint-Laurent. L'appontement et les cellules sont conçus pour résister aux différentes charges causées par les navires, l'activité sismique ou la pression de la glace.

    La jetée est équipée de quatre bras de déchargement qui permettent de transférer le GNL des méthaniers vers les réservoirs terrestres.

  23. Talus d'atténuation visuelle

    Des talus seront aménagés en périphérie du terminal pour atténuer l'impact visuel, notamment depuis la route 132 et depuis l'île d'Orléans. Ces talus seront couverts de végétaux, en harmonie avec les végétaux existants. Dans la partie sud du site, les bois existants seront complétés pour réduire l'impact visuel depuis les habitations situées au sud de l'autoroute 20 et depuis l'autoroute elle-même.

  24. Nouveau lit du ruisseau Saint-Claude

    Avant de commencer les travaux, le ruisseau Saint-Claude, qui traverse actuellement le site, sera détourné pour contourner le chantier par le sud. Ses nouvelles rives seront ensemencées de végétaux et fournira un nouvel habitat pour la faune locale.

  25. Tunnel sous la route 132

    Au début des travaux, un tunnel sera construit sous la route 132 pour permettre aux travailleurs et aux camions de circuler de part et d'autre sans gêner la circulation locale.

  26. Chemin d'accès au terminal

    Le principal chemin d'accès, accessible au personnel et aux visiteurs, relie la route Lallemand à l'entrée ouest du site.

LE GAZODUC

Le terminal méthanier Rabaska sera raccordé au réseau canadien de transport gazier par une conduite souterraine reliant les installations de Lévis au poste de livraison de Gazoduc TQM situé en bordure de l'autoroute Jean-Lesage à Saint-Nicolas. Le gaz naturel pourra ainsi desservir les besoins de l'ensemble de la clientèle québécoise et de l'est de l'Ontario.

Cette conduite d'un diamètre de 610 millimètres, ou 24 pouces, aura une longueur d'environ 42 kilomètres. Elle sera installée à l'intérieur d'une emprise permanente de 23 mètres de largeur et généralement enfouie à une profondeur de 1,2 mètre en milieu cultivé et de 0,9 mètre en milieu boisé. La pression d'exploitation maximale sera de 9 930 kPa.

Certaines sections du gazoduc seront parallèles et contiguës à l'oléoduc projeté par Pipeline St-Laurent, qui permettra de relier la raffinerie Jean-Gaulin de Lévis aux installations d'Ultramar à Montréal. Pour ces sections, la largeur de l'emprise permanente sera réduite de 23 m à 18 m.

La conduite nécessitera l'installation d'un poste de livraison attenant à celui de Gazoduc TQM ainsi qu'une gare de raclage et une vanne de sectionnement automatique à chacune de ses extrémités. Une troisième vanne de sectionnement sera placée environ à mi-parcours. Le gazoduc proposé, dont la phase de construction s'étalera sur 12 mois, représente des investissements de plus de 65 M$.



(Cliquez sur la carte pour l'agrandir)

PRINCIPALES CARACTÉRISTIQUES TECHNIQUES

  • Diamètre du gazoduc : 610 mm
  • Pression d'opération : 9 930 kPa
  • Longueur approximative : 42 km
  • Couverture de sol minimale :
    • Milieu boisé : 0,9 m
    • Milieu cultivé : 1,2 m
    • Cours d'eau réglementé : 1,5 m
  • Protection cathodique
  • Vannes de sectionnement automatiques
  • Servitude permanente de 23 m de largeur (18 m pour la section en parallèle à Pipeline St-Laurent)
    • aires de travail temporaires nécessaires lors de la construction de 10 m de largeur adjacentes à la servitude permanente
    • aires de travail temporaires de dimensions variables pour les franchissements d'obstacles
  • Poste de livraison à construire près des installations de Gazoduc TQM
  • Construction et conception selon les normes et standards en vigueur

PRINCIPAUX ÉLÉMENTS D'ENTRETIEN ET D'EXPLOITATION

  • Patrouilles aériennes et terrestres
  • Entretien de la servitude permanente pour y maintenir une végétation herbacée
  • Surveillance du réseau 365 jours par an, 24 heures par jour à partir du centre de contrôle
  • Programme d'inspection interne de la conduite

LES PROJETS ANNEXES

À l'implantation des installations terrestres et maritimes s'ajoutera le gazoduc qui transportera le gaz naturel provenant du terminal méthanier jusqu'à Saint-Nicolas.

L'arrivée d'une nouvelle source d'approvisionnement conduira à des adaptations du réseau de transport de Gazoduc TQM et vraisemblablement aussi sur celui de TransCanada pour transporter vers l'ouest les volumes requis à partir de Saint-Nicolas. Essentiellement, il faudra doubler la conduite entre Saint-Nicolas et Saint-Augustin-de-Desmaures sur une longueur totale d'environ 13,5 km dont 3,6 km dans le tunnel sous-fluvial existant. Il faudra également ajouter deux postes de compression entre Saint-Nicolas et Montréal. Les travaux seront réalisés par TransCanada et Gazoduc TQM qui devront obtenir les autorisations requises avant de procéder.

L'électricité nécessaire au fonctionnement de Rabaska sera fournie par deux nouvelles lignes à 230 kV qui relieront le terminal à des lignes existantes situées au sud du chemin Saint-Roch, à environ 1,5 km du terminal. Trois ou quatre pylônes par ligne, dont l'emprise combinée sera d'environ 60 mètres, devront être érigés pour relier le terminal aux lignes existantes. L'aménagement de ces lignes électriques sera sous la responsabilité d'Hydro-Québec, qui obtiendra les autorisations requises pour procéder à leur construction.

Le projet | L'univers du GNL | La sécurité | Les retombées économiques | L'environnement | La navigation | FAQ
Pour nous joindre | Médias | Liens | English

RABASKA 2005, Tous droits réservés