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DOCUMENTS DE RÉFÉRENCE

Décret 918-2007, 24 octobre 2007 concernant la délivrance d’un certificat d’autorisation en faveur de la société en commandite Rabaska pour la réalisation de la partie du projet Rabaska relative à l’implantation d’un terminal méthanier sur le territoire de la Ville de Lévis

ANALYSE ENVIRONNEMENTALE DU MINISTÈRE DU DÉVELOPPEMENT DURABLE, DE L’ENVIRONNEMENT ET DES PARCS

Rapport d’analyse environnementale

COMMISSION D'EXAMEN CONJOINT

Rapport principal
Annexes

L’ÉTUDE D’IMPACT SUR L’ENVIRONNEMENT

AUTRES DOCUMENTS RÉFÉRENCÉS DANS LE DÉCRET 918-2007

ÉTUDES COMPLÉMENTAIRES

CORRESPONDANCES

LE PROCESSUS D'ÉVALUATION ENVIRONNEMENTALE

Le projet Rabaska a fait l’objet d’une évaluation environnementale tant au niveau québécois que fédéral. Il est en effet assujetti au processus prévu à la Loi canadienne sur l’évaluation environnementale (LCÉE) ainsi qu’à celui découlant du Règlement sur l’évaluation et l’examen des impacts sur l’environnement (R.R.Q., 1981, c. Q-2, r.9) adopté en vertu de la Loi sur la qualité de l’environnement du Québec (LQE).

Déroulement du processus d'évaluation environnementale du projet Rabaska :

Fin avril 2004

Avis de projet

Le dépôt de l'avis de projet par le promoteur déclenche le processus global tant au niveau fédéral que provincial. C'est à partir de ce document que les divers organismes gouvernementaux concernés élaborent leurs directives qui sont ensuite remises au promoteur pour la conduite de son étude d'impact.

Mai 2004

Directive provinciale

La directive du ministre du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs du Québec (MDDEP), émise en mai 2004 indique au projet Rabaska la nature, la portée et l'étendue de l'étude d'impact qu'il est tenu de réaliser.

Août - septembre 2004

Consultation publique sur la portée de l'évaluation environnementale

Au niveau fédéral, avant que les directives ne soient émises, il faut d'abord tenir une consultation publique afin de déterminer la portée du projet pour les fins de l'évaluation environnementale et les modalités de celle-ci. Cette étape, qui n'est pas requise au niveau provincial, permet notamment au ministre de l'Environnement du Canada, sur recommandation des autorités concernées, de décider si l'on procédera selon le processus d'étude approfondie ou le processus d'examen public par commission prévu à la LCÉE. Par communiqué émis le 20 janvier 2005, l'Honorable Stéphane Dion, ministre de l'Environnement du Canada, a fait part de sa décision d'assujettir le projet à un examen par une commission.

Février - Mars 2005

Consultation publique et émission de la directive fédérale

La directive fédérale a fait l'objet d'une consultation publique avant d'être finalisées. Suite à cette consultation, la directive fédérale, qui vient compléter la directive provinciale a été émise fin mars 2005.

Janvier 2006

Dépôt de l'étude d'impact

L'étude d'impact a été déposée le 25 janvier 2006 auprès du MDDEP, de l'Agence canadienne d'évaluation environnementale et des autres autorités fédérales concernées. L'étude a aussi été rendue publique en étant disponible sur le site internet de Rabaska.

Cette étude est un instrument privilégié non seulement pour pouvoir évaluer l'acceptabilité du projet mais aussi pour intégrer les considérations environnementales à toutes les phases de planification et de réalisation du projet, depuis sa conception jusqu'à son exploitation. Cette intégration est particulièrement importante lors des études techniques portant sur l'emplacement des équipements, l'aménagement des infrastructures, le choix du site, le choix des technologies à privilégier et les mesures d'atténuation à intégrer au projet pour en réduire les impacts environnementaux. L'étude d'impact prend en compte l'ensemble des composantes des milieux biophysique et humain susceptibles d'affecter le projet (ex : séisme ou conditions climatiques extrêmes) ou d'être affectées par le projet, et ce, tant en phase construction qu'en phase d'exploitation.

Février - Septembre 2006

Analyse de conformité de l'étude d'impact

À la suite du dépôt, l'étude d'impact a été analysée par les autorités du Canada et celles du Québec pour juger de sa conformité avec les directives. À cette étape, les personnes intéressées ont pu faire part de leurs commentaires sur la conformité de l'étude aux autorités fédérales. Lors de cette analyse, trois séries de questions provenant du public, de la ville de Lévis et des ministères tant provinciaux que fédéraux ont été adressées à Rabaska. C'est ainsi que Rabaska a répondu à plus de 450 questions sur des sujets très variés.

Le MDDEP a émis le 21 septembre 2006 un avis sur la recevabilité de l'étude d'impact.


Octobre - Novembre 2006  

Période d'information et de consultation

Le MDDEP a alors donné au Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE) le mandat de tenir une période d'information et de consultations publiques, de 10 octobre au 24 novembre 2006. Au cours de cette période, 50 requêtes d'audience publique ont été adressées au MDDEP. Le 19 octobre, le BAPE a reçu le mandat de tenir des audiences publiques sur le projet. C'est ainsi que le 23 octobre, le président du BAPE a constitué une commission chargée de l'examen du projet. La commission regroupait des commissaires du BAPE (Bureau des audiences publiques sur l'environnement) et une commission fédérale, selon l'Entente de collaboration entre le Canada et le Québec en matière d'évaluation environnementale conclue entre les deux paliers de gouvernements au printemps 2004.

Décembre - Février 2007

Audiences publiques

Le mandat de la commission a débuté le 4 décembre 2006. Lors de la première partie de l'audience publique, 14 séances ont été tenues du 6 au 15 décembre 2006 à Québec et à Lévis. Au cours de ces séances, le promoteur et les personnes-ressources venant de divers ministères et organismes ont répondu aux interrogations du public et de la commission. La seconde partie de l'audience publique a permis aux participants d'exprimer leurs opinions sur le projet, au cours de 20 séances qui se sont déroulées du 29 janvier au 12 février 2007, à Lévis et à Saint-Pierre-de-L-Île-d'Orléans.

À l'issue de ces audiences, un total de 699 mémoires ont été reçus par la commission, en plus de 15 présentations verbales.

Selon les mots du président de la commission, Qussaï Samak, ces audiences sont « sans précédent au Québec » par la participation des citoyens de Lévis, Beaumont et de l'Île-d'Orléans. Les audiences de Rabaska représentent plus de 120 heures d'audiences et plus de 26 000 pages de documentation.

L'ensemble du dossier est disponible sur le site internet du BAPE : http://www.bape.gouv.qc.ca/sections/mandats/rabaska/index.htm

Mars - Mai 2007

Rapport d'enquête et d'audience publique

La commission conjointe prépare ensuite son rapport. Pendant la préparation de son rapport, la commission a adressé de nombreuses questions au promoteur et aux personnes-ressources. Le public a aussi eu la possibilité de poser des questions supplémentaires.

Au terme de ce processus, la commission a remis le 30 mai 2007 son rapport d'enquête et d'audience publique aux ministres provincial et fédéral responsables de l'Environnement. Le rapport a été rendu public le 5 juillet 2007.

Les principales conclusions du rapport sont les suivantes :

  • Les risques associés au projet paraissent acceptable,
  • il est justifié,
  • il aura des effets minimaux sur l'environnement et de réelles retombées économiques,
  • il a sa place sur le territoire lévisien,
  • il cadre dans la politique énergétique du Québec.

La plupart des 34 recommandations et 20 avis émis par la commission font suite à des analyses et mesures déjà proposées par Rabaska. Aucune recommandation ne pose problème.

Octobre 2007

Rapport d'analyse environnementale et décret provincial

Les spécialistes du MDDEP et de nombreux autres ministères et organismes, ont analysé le projet, sur la base des informations fournies par le promoteur et celles issues des consultations publiques. La conclusion de cette analyse environnementale est la suivante :

«  Tenant compte des impacts environnementaux appréhendés, des mesures d'atténuation prévues à l'étude d'impact et des engagements pris par l'initiateur, le projet est considéré acceptable sur le plan environnemental. Il est donc recommandé qu'un certificat d'autorisation soit délivré par le gouvernement en faveur de la société en commandite Rabaska pour la réalisation de la partie du projet Rabaska relative à l'implantation d'un terminal méthanier sur le territoire de la Ville de Lévis. »

L'implantation du terminal méthanier a été autorisé par le gouvernement du Québec le 24 octobre 2007 (décret 918-2007).

Étapes futures

Au niveau fédéral, la décision du Conseil des ministres n'a pas encore été prise. Les autorisations nécessaires, telles que celles qui doivent être obtenues de Transports Canada et du ministère des Pêches et Océans ne pourront être émises qu'après la décision du Conseil des ministres.

Les travaux ne peuvent ensuite débuter qu'une fois émis un certificat du ministre du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs sous l'article 22 de la LQE. D'autres autorisations de divers organismes sont aussi requises.

LE BILAN DES IMPACTS ENVIRONNEMENTAUX

La construction, puis l'exploitation du terminal méthanier Rabaska auront des impacts, tant sur le milieu humain que sur le milieu biologique. La plupart des impacts prévus apparaîtront au moment de la construction, puisqu’ils sont directement reliés à l’aménagement du site et à l’érection des installations.

Généralement, ces impacts seront temporaires et limités à la phase de construction. Certains autres auront cependant un caractère plus permanent, étant donné que le secteur affecté par la présence du terminal ne reviendra pas à son état original. Dans un cas comme dans l'autre, les concepteurs du projet, après avoir identifié l'ensemble des impacts reliés à l'aménagement du terminal, ont intégré les mesures les plus susceptibles d'en atténuer les effets négatifs.

L’importance des impacts

Lorsque l'ensemble des impacts potentiels du projet sur une composante environnementale donnée ont été identifiés, l'importance des modifications prévisibles de cette composante est évaluée. Cette évaluation repose essentiellement sur l'appréciation de la valeur de la composante environnementale étudiée ainsi que de l'intensité, de l'étendue et de la durée des effets appréhendés (positifs ou négatifs) sur cette composante. Ces trois caractéristiques sont agrégées en un indicateur synthèse, l'importance de l'effet environnemental, qui permet de porter un jugement sur l'ensemble des effets prévisibles du projet sur une composante donnée de l'environnement. L'importance de l'impact est exprimée selon cinq classes: très forte, forte, moyenne, faible ou très faible.

Les impacts sur le milieu humain

Durant la construction du terminal, les nuisances les plus importantes seront reliées aux bruits et vibrations produits par les camions et les équipements lourds circulant en direction ou en provenance du chantier, à la poussière causée par les déplacements de ces mêmes véhicules sur le site, à la production de déchets et rebuts divers et à l’augmentation des matières en suspension dans les eaux de surface, particulièrement lors des travaux de terrassement au terminal et lors de la mise en place des pieux qui soutiendront la jetée. Ces diverses sources d'impact seront largement atténuées par le recours aux meilleures pratiques dans le domaine de la construction et par un respect scrupuleux de la réglementation s'appliquant à ces activités dans le domaine industriel.

Qualifiées de moyennes, les nuisances liées à la circulation d’équipements lourds seront toutefois minimisées par l’aménagement d’un tunnel sous la route 132. De même, la construction par la Ville de Lévis d’un accès reliant la route Lallemand à proximité de l’autoroute 20 au chantier de construction réduira de façon importante les bruits et vibrations occasionnés par la circulation des camions sur la route 132, la section nord de la route Lallemand et la rue de l’Anse.

Les activités du terminal méthanier généreront annuellement l’équivalent d’environ 146 000 tonnes de gaz à effet de serre (GES), soit moins de 0,2 % des émissions du Québec, dont la majeure partie proviendra de la combustion de gaz naturel pour vaporiser le GNL. Toutefois, Rabaska estime que ces émissions seront largement compensées par une utilisation accrue du gaz naturel qui, en raison d’un prix plus stable et plus bas, déplacera d’autres hydrocarbures comme l’huile lourde et le charbon, dont la combustion produit plus de gaz à effet de serre et est plus polluante. Le gaz naturel est un combustible propre qui a de faibles émissions de GES et de contaminants atmosphériques par rapport aux autres combustibles fossiles.

Le terminal méthanier Rabaska contribuera aux efforts consentis par les gouvernements du Québec, de l’Ontario et du Canada pour réduire les émissions de GES dans l’atmosphère et ainsi respecter les objectifs qu’ils se sont fixés dans le cadre du protocole de Kyoto, tel que le démontre le graphique ci-dessous.

Bilan des effets du projet sur les émissions de GES


(Cliquez sur le diagramme pour l'agrandir)

* * *

Les impacts du terminal sur la qualité de vie des résidants seront limités. Quant aux résidants qui craignent que leur propriété perde de leur valeur à cause de l’arrivée du projet Rabaska, diverses mesures ont été prévues pour ceux se trouvant à l’intérieur d’un périmètre de 1,5 km des futures installations. Ainsi, ceux qui souhaiteraient déménager avant ou pendant les travaux de construction ou, encore, au cours des premières années suivant l’entrée en activité du terminal, seront entièrement indemnisés s’il s’avère que la valeur marchande de leur propriété a été atteinte. Si la vente est réalisée après que le projet ait obtenu toutes les autorisations nécessaires, les frais relatifs à la vente et à l’achat de leur propriété et à leur déménagement seront également remboursés. Par ailleurs, Rabaska s’est engagée à défrayer toute hausse de primes d’assurance, quoique improbable, que pourraient connaître les résidants de ce même périmètre en raison de la présence du terminal.

En ce qui a trait aux contaminants de l’air associés aux activités de Rabaska, tels que le dioxyde d’azote (NO2), le dioxyde de soufre (SO2), le monoxyde de carbone (CO), les particules (PM2,5), l’ozone et les composés organiques toxiques, leurs émissions dans l'atmosphère seront minimes et leurs effets sur la santé humaine seront imperceptibles. Afin de permettre un suivi de la qualité de l'air dans le secteur, des stations de mesures seront installées, deux stations permanentes dès le début de la construction, et une troisième supplémentaire pendant la construction du terminal.

Les eaux sanitaires produites sur le site seront dirigées vers une fosse septique puis vers un champ d’épuration. Les eaux de ruissellement seront quant à elles captées par un réseau de fossés de drainage qui les feront converger vers un bassin de sédimentation et de là, une fois épurées, vers le ruisseau Saint-Claude.

* * *

Les bruits résultant des activités des installations seront relativement limités et seront contrôlés à la source. Les mesures d'atténuation appropriées seront mises en place afin de respecter toutes les exigences gouvernementales. Pendant la phase de construction, la réalisation de travaux bruyants en soirée (entre 19 h et 22 h) sera limitée à des situations exceptionnelles afin d'éviter de déranger la quiétude des résidants.

* * *

Les concepteurs du projet ont porté une très grande attention aux impacts visuels sur le paysage créés par l'aménagement du terminal. Grâce à des simulations informatiques et graphiques à l’échelle, les concepteurs ont pu simuler les structures du futur terminal méthanier sur un plan du site puis analyser les impacts visuels des nouvelles installations à partir de nombreux points d'observation particulièrement représentatifs, à Lévis, à Beaumont et sur l'Île-d'Orléans.

Dès la planche à dessin, les concepteurs ont intégré de nombreuses mesures d’atténuation ou proposé des méthodes de construction ayant pour effet de réduire de façon appréciable les impacts visuels négatifs du projet.

Les deux réservoirs de GNL sont probablement les composantes du projet dont l’impact visuel est le plus significatif. Les concepteurs ont donc proposé une excavation afin d’abaisser ainsi de quelque dix mètres la base de ces derniers et réduisant d’autant leur impact visuel sur le milieu environnant. Le profilage des réservoirs eux-mêmes a été revu, ce qui a permis d’abaisser ces structures de dix mètres supplémentaires. Enfin, en plus de préserver au maximum les boisés existants qui forment un écran naturel autour des réservoirs, des talus de douze mètres de hauteur, reboisés de quelque 15 000 arbres, seront également aménagés sur le site.

Un autre élément significatif est certainement la décision d’enfouir les conduites cryogéniques de déchargement reliant la jetée aux réservoirs du terminal sur une distance de plus d’un kilomètre. Le reboisement partiel de l’emprise et certains aménagements paysagers contribueront également à la réduction de l’impact visuel de ces lignes de transport. L’éclairage des installations fera l’objet d’un traitement architectural particulier afin d’en limiter les nuisances. Les concepteurs ont réduit la hauteur des lampadaires et prévu de diriger les réflecteurs vers le sol; l’éclairage sera minimal ou à intensité variable en s’assurant toutefois que les activités sur le site se feront toujours en toute sécurité.

Faisant suite aux recommandations du BAPE et aux demandes du MDDEP, Rabaska travaille actuellement avec le support d’une équipe d’architectes et d’ingénieurs afin de proposer des mesures d’atténuations pour les installations portuaires et riveraines (y compris la route d’accès à la jetée).

* * *

La construction du terminal aurait pu avoir un impact fort sur les activités agricoles locales, si ces dernières avaient dû être complètement abandonnées. Cependant, il est prévu qu’environ 75% des terres actuellement en culture seront remises à la disposition des agriculteurs une fois la construction achevée, ce qui réduit sensiblement l’importance de cet impact.

* * *

Les quelque 60 méthaniers qui viendront chaque année accoster au quai de Rabaska s'ajouteront aux 2 500 navires commerciaux existants, augmentant ainsi d’environ 2,5% le trafic maritime sur le fleuve. Cette circulation accrue créera des inconvénients mineurs pour la navigation commerciale et sera efficacement gérée par les mécanismes de contrôle du trafic déjà en place. La manœuvre d'évitage (virage du navire) durera entre 15 et 30 minutes. La présence du méthanier à quai, d'une durée de 24 heures, n'aura aucune contrainte sur la navigation commerciale. Enfin, les experts en arrivent à la conclusion que la présence du terminal n’aura qu’un faible impact sur la pêche commerciale et un très faible impact sur les activités récréotouristiques, telle que la navigation de plaisance.

Les impacts sur le milieu biologique

L’étude des impacts sur le milieu biologique a permis de constater que ceux-ci seront généralement faibles et temporaires. Les principaux impacts sont liés à la construction de la jetée dans le fleuve et au détournement d’une portion du ruisseau Saint-Claude. Les autres impacts sur le milieu biologique sont reliés au détournement de la branche ouest du ruisseau Saint-Claude.

Ce détournement entraînera des pertes d’habitat jugées de moyennes pour les poissons, à faibles pour les reptiles et les amphibiens. Ces pertes seront compensées par le réaménagement du ruisseau.

Les impacts environnementaux du gazoduc

L’étude d’impact du gazoduc a permis de retenir le tracé de moindre impact entre Lévis et Saint-Nicolas et aussi d’évaluer et d’atténuer les impacts liés à la construction et à l’exploitation du gazoduc. Le choix du tracé optimal devait prendre en compte de nombreuses contraintes, dont la volonté d’éviter dans la mesure du possible les zones de concentration de population et minimiser les traversées de cours d’eau et d’infrastructures existantes. C’est pourquoi un tracé adjacent aux emprises d’utilités publiques déjà en place a été privilégié dans la mesure du possible.


(Cliquez sur l'image pour l'agrandir)
D’un point de vue environnemental, les zones de fortes pentes, les nappes d’eau souterraines vulnérables, les habitats fauniques importants ou sensibles, les érablières, les terres à fort potentiel agricole ou forestier, les boisés de forte valeur commerciale et les zones à haute valeur archéologique ou patrimoniale devaient être évités.

Les sources d’impact du projet de gazoduc sont pour la plupart associées aux activités de construction. Le gazoduc sera en effet construit en territoire cultivé ou boisé.

À certains endroits, la construction du gazoduc s’effectuera relativement près de résidences ou de bâtiments isolés, et ce, principalement aux franchissements de routes. Le tracé privilégié traverse en effet deux secteurs urbanisés. Le premier, dans le secteur industriel de Pintendre et le second en bordure de la rivière Chaudière. En plus de mesures additionnelles de sécurité et de protection des propriétés riveraines, divers moyens seront mis en place dans ces secteurs à plus forte densité de population pour minimiser les nuisances durant la construction, particulièrement en termes de poussières, de bruits et de vibrations.

Les travaux d’excavation auront un impact sur les terres cultivées. Toutefois, la terre arable sera précieusement conservée et remise en place une fois la conduite déposée dans la tranchée, assurant ainsi un retour rapide aux conditions initiales. En milieu boisé, la coupe des arbres sera nécessaire pour faire place à l’emprise permanente qui devra par la suite demeurer dégagée. Lorsque possible, la largeur du déboisement sera réduite.

Les cours d’eau mineurs seront franchis en recourant à la méthode de tranchée ouverte. Dans la mesure du possible, les travaux à sec seront privilégiés, limitant ainsi la charge sédimentaire et les impacts sur le milieu aquatique.

Dans le cas des rivières Etchemin, Chaudière et Beaurivage, deux méthodes de construction sont possibles : la tranchée ouverte ou le forage directionnel. Le forage directionnel sera préféré à la tranchée ouverte parce que cette dernière implique des travaux de dragage dans le lit des cours d’eau, occasionnant ainsi une perturbation de l’habitat du poisson. Le forage directionnel minimise les impacts sur la faune et son habitat puisqu’aucune intervention n’est nécessaire dans le lit du cours d’eau ou sur ses rives.

D’un point de vue visuel, le gazoduc étant une infrastructure linéaire enfouie, il ne crée pas une barrière subdivisant le milieu comme le font les voies ferrées, routes ou autoroutes. Il n'entraîne pas non plus d'impact visuel majeur en modifiant l'aspect du paysage comme le fait une ligne électrique de haute tension. Le tracé est surtout apparent en zone boisée où l’emprise doit demeurer dégagée.

LE PLAN DE GESTION ENVIRONNEMENTALE

Avant même d’amorcer les travaux de construction du terminal méthanier, Rabaska adoptera un plan de gestion environnementale qui aura comme double objectif de confirmer la justesse de l’évaluation des impacts environnementaux et de minimiser, autant que possible, tout impact résultant de la construction et de l’exploitation du terminal.

Conformément aux dispositions du Plan de gestion environnementale, on s’assurera avant et pendant les travaux que tous les engagements pris par Rabaska en matière environnementale auprès des citoyens et des autorités gouvernementales sont intégralement respectés. Le Plan permettra de s’assurer que la gestion des déchets du chantier soit conforme aux principes des 4 RVE (récupération, réutilisation, réduction, recyclage, valorisation et élimination). Les mesures appropriées pour que la gestion des produits chimiques, carburants et matières dangereuses soit conforme à la réglementation en vigueur seront prises. Il en sera de même pour la gestion des nuisances, telles que poussières, eaux de drainage, eaux de lavage, bruit et éclairage.

Une fois la construction terminée et les installations en exploitation, le Plan de gestion environnementale portera plus particulièrement sur la manipulation du GNL, sur la qualité de l’air et de l’eau tant sur le site que dans les environs immédiats du terminal, sur la bonne gestion des différents rejets. Une attention particulière sera apportée au contrôle des émissions sonores, à l’évolution du couvert végétal et de la faune marine du ruisseau Saint-Claude, ainsi qu’à l’utilisation agricole des terrains appartenant à Rabaska.

Dès la phase de construction, un plan de gestion des plaintes et incidents sera mis en place. Enfin, sera créé un Comité de vigilance formé de représentants du milieu dont l’une des responsabilités primordiales sera de veiller au respect des engagements du promoteur en matière environnementale.

Chaque année, un rapport annuel de suivi environnemental sera produit pour transmission au Comité de vigilance et aux autorités gouvernementales.

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