DOCUMENTS DE RÉFÉRENCE
Décret 918-2007, 24 octobre 2007 concernant la
délivrance d’un certificat d’autorisation
en faveur de la société en commandite Rabaska pour la
réalisation de la partie du projet Rabaska relative à
l’implantation d’un terminal
méthanier sur le territoire de la Ville de Lévis
ANALYSE
ENVIRONNEMENTALE DU MINISTÈRE DU DÉVELOPPEMENT
DURABLE, DE L’ENVIRONNEMENT ET DES PARCS
-
Rapport d’analyse environnementale
COMMISSION
D'EXAMEN CONJOINT
-
Rapport principal
-
Annexes
L’ÉTUDE D’IMPACT SUR
L’ENVIRONNEMENT
AUTRES DOCUMENTS
RÉFÉRENCÉS DANS LE DÉCRET 918-2007
ÉTUDES COMPLÉMENTAIRES
-
Évaluation des retombées économiques du
projet Rabaska, par Secor Conseil, novembre 2005
-
Étude d’impact sur l’industrie touristique
du projet Rabaska, par Desjardins Marketing Stratégique,
en collaboration avec Option aménagement, juin 2006
-
Données de l’étude d’impact sur
l’environnement modifiées depuis le début
des audiences publiques, par SNC-Lavalin Environnement, mars
2007
-
Description et évaluation de la tourbière de
Pointe-Lévis, par SNC-Lavalin Environnement, avril
2007
-
Vérification d’indices de reproduction de
l’éperlan arc-en-ciel dans l’estuaire
fluvial du Saint-Laurent en 2007, Secteur de
Lévis-Beaumont, par SNC-Lavalin Environnement, juin 2007
-
Programme de compensation des pertes d’habitat du poisson
– Document de travail – Version finale,
par SNCLavalin Environnement, juillet 2007, 24 p. et 5 annexes
-
Lettre de M. Olivier Denoux, de Rabaska, à Mme Annick
Gagné, de Pêches et Océans Canada,
datée du 31 juillet 2007, concernant les résultats de
l’analyse génétique sur des larves
d’éperlan arc-en-ciel
-
Mémorandum de Rabaska, adressé au ministère
du Développement durable, de l’Environnement et des
Parcs, daté du 4 septembre 2007, concernant la mise
à jour du schéma de gestion des eaux afin de tenir
compte de la présence du futur aqueduc municipal
-
Lettre de MM. Martin Stapinsky et Yves Comtois, de SNC-Lavalin
Environnement inc., à M. Olivier Denoux, de Rabaska,
datée du 4 septembre 2007, concernant
l’échantillonnage des eaux souterraines et de
surface – Site des futurs réservoirs (campagne de
juin 2007)
-
Évaluation du nombre d’observateurs
impactés par la suppression du talus
d’atténuation visuelle située dans la
tourbière à l’est des installations
terrestres du terminal méthanier, septembre 2007
- Inventaire des éléments sensibles
à l’intérieur de l’isocontour
correspondant à un critère de rayonnement thermique
de 3 kW/m2 (
partie 1,
partie 2,
partie 3,
partie 4,
partie 5,
partie 6), septembre 2007
CORRESPONDANCES
-
Lettre de M. Glenn Kelly, de Rabaska, à M. Gilles Brunet, du
ministère du Développement durable, de
l’Environnement et des Parcs, datée du 11 septembre
2006, concernant l’engagement à répondre
à certains éléments avant la
période d’information et de consultation
publiques
-
Lettre de M. Jean Trudelle, de Rabaska, à M. Pierre Michon, du
ministère du Développement durable, de
l’Environnement et des Parcs, datée du 21
décembre 2006, concernant les demandes du ministère
de la Santé et des Services sociaux lors d’une
rencontre le 11 décembre 2006
-
Lettre de M. Jean Trudelle, de Rabaska, à M. Gilles Brunet, du
ministère du Développement durable, de
l’Environnement et des Parcs, datée du 17
janvier 2007, concernant les documents DA1 à DA76
déposés par Rabaska lors de l’audience
publique
-
Lettre de M. Jean Trudelle, de Rabaska, à M. Gilles Brunet, du
ministère du Développement durable, de
l’Environnement et des Parcs, datée du 1er
mars 2007, concernant les documents DA77 à DA86.3.8 et DQ1.1
à DQ69.2 déposés par Rabaska lors de
l’audience publique
-
Lettre de M. Olivier Denoux, de Rabaska, à M. Pierre Michon,
du ministère du Développement durable, de
l’Environnement et des Parcs, datée du 5
septembre 2007, concernant les documents (DQ77.1 à DQ99.1)
déposés par Rabaska lors de l’audience
publique
-
Lettre de M. Pierre Boivin, de McCarthy Tétrault S.E.N.C.R.L.,
s.r.l., à M. André L’Écuyer, de
Rabaska inc., datée du 11 septembre 2007, concernant
les statuts et l’immatriculation de la
société en commandite Rabaska et de Rabaska inc.
-
Lettre de M. Glenn Kelly, de Rabaska, à Mme Line Beauchamp,
ministre du Développement durable, de
l’Environnement et des Parcs, datée du 12
septembre 2007, concernant la demande pour suspendre
l’analyse de la partie du projet Rabaska relative à
l’implantation d’un gazoduc et pour soumettre
l’étude d’impact et la demande
d’autorisation au gouvernement pour la partie du projet
Rabaska relative à l’implantation d’un
terminal méthanier
-
Lettre de M. Glenn Kelly, de Rabaska, à M. Gilles Brunet, du
ministère du Développement durable, de
l’Environnement et des Parcs, datée du 14
septembre 2007, concernant les engagements relatifs au terminal
méthanier (déboisement – reboisement,
milieux humides, plantes à statut particulier, eaux de ballast
des méthaniers, eau, bassin de sédimentation,
qualité de l’air, gaz à effet de serre,
climat sonore, suivi psychosocial, acceptabilité sociale, plan
de mesures d’urgence, impact visuel, travaux de construction
au droit des routes relevant du ministère des Transports et
impacts cumulatifs) ainsi qu’au gazoduc (milieu faunique,
travaux dans les tourbières, plan de mesures
d’urgence, travaux de construction au droit des routes
relevant du ministère des Transports, habitation dans
l’emprise et traversées des
rivières)
LE PROCESSUS
D'ÉVALUATION ENVIRONNEMENTALE
Le projet Rabaska a fait l’objet d’une
évaluation environnementale tant au niveau
québécois que fédéral. Il est en
effet assujetti au processus prévu à la Loi
canadienne sur l’évaluation
environnementale (LCÉE) ainsi
qu’à celui découlant du
Règlement sur l’évaluation et
l’examen des impacts sur l’environnement
(R.R.Q., 1981, c. Q-2, r.9)
adopté en vertu de la Loi
sur la qualité de l’environnement du
Québec (LQE).
Déroulement du processus d'évaluation
environnementale du projet Rabaska :
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Fin avril 2004
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Avis de projet
Le dépôt de l'avis de projet par le
promoteur déclenche le processus global tant au niveau
fédéral que provincial. C'est à partir de ce
document que les divers organismes gouvernementaux concernés
élaborent leurs directives qui sont ensuite remises au
promoteur pour la conduite
de son étude d'impact.
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Mai 2004
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Directive provinciale
La
directive du ministre du Développement durable, de
l'Environnement et des Parcs du Québec (MDDEP),
émise en mai 2004 indique au projet Rabaska la nature, la
portée et l'étendue de l'étude d'impact
qu'il est tenu de
réaliser.
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Août - septembre 2004
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Consultation publique sur la
portée de l'évaluation environnementale
Au niveau fédéral, avant que les
directives ne soient émises, il faut d'abord tenir une
consultation publique afin de déterminer la portée du
projet pour les fins de l'évaluation environnementale et les
modalités de celle-ci. Cette étape, qui n'est pas
requise au niveau provincial, permet notamment au ministre de
l'Environnement du Canada, sur recommandation des autorités
concernées, de décider si l'on procédera
selon le processus d'étude approfondie ou le processus
d'examen public par commission prévu à la
LCÉE. Par communiqué émis le 20 janvier
2005, l'Honorable Stéphane Dion, ministre de l'Environnement
du Canada, a fait part de sa décision d'assujettir le projet
à un
examen par une commission.
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Février - Mars 2005
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Consultation publique et
émission de la directive fédérale
La directive fédérale a fait l'objet d'une consultation
publique avant d'être finalisées. Suite à
cette consultation, la directive fédérale, qui vient
compléter la directive
provinciale a été émise fin mars 2005.
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Janvier 2006
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Dépôt de
l'étude d'impact
L'étude d'impact a été
déposée le 25 janvier 2006 auprès du MDDEP,
de l'Agence canadienne d'évaluation environnementale et des
autres autorités fédérales
concernées. L'étude a aussi été
rendue publique en
étant disponible sur le site internet de Rabaska.
Cette étude est un instrument
privilégié non seulement pour pouvoir
évaluer l'acceptabilité du projet mais aussi pour
intégrer les considérations environnementales
à toutes les phases de planification et de
réalisation du projet, depuis sa conception jusqu'à
son exploitation. Cette intégration est
particulièrement importante lors des études
techniques portant sur l'emplacement des équipements,
l'aménagement des infrastructures, le choix du site, le choix
des technologies à privilégier et les mesures
d'atténuation à intégrer au projet pour en
réduire les impacts environnementaux. L'étude
d'impact prend en compte l'ensemble des composantes des milieux
biophysique et humain susceptibles d'affecter le projet (ex :
séisme ou conditions climatiques extrêmes) ou
d'être affectées par le projet, et ce, tant en
phase construction qu'en phase d'exploitation.
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Février - Septembre 2006
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Analyse de conformité de
l'étude d'impact
À la suite du dépôt,
l'étude d'impact a été analysée par
les autorités du Canada et celles du Québec pour
juger de sa conformité avec les directives. À cette
étape, les personnes intéressées ont pu
faire part de leurs commentaires sur la conformité de
l'étude aux autorités fédérales.
Lors de cette analyse, trois séries de questions provenant du
public, de la ville de Lévis et des ministères tant
provinciaux que fédéraux ont été
adressées à Rabaska. C'est ainsi que Rabaska a
répondu à plus de 450 questions sur des
sujets très variés.
Le MDDEP a émis le 21 septembre 2006 un avis
sur la
recevabilité de l'étude d'impact.
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Octobre - Novembre 2006
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Période d'information et de
consultation
Le MDDEP a alors donné au Bureau d'audiences
publiques sur l'environnement (BAPE) le mandat de tenir une
période d'information et de consultations publiques, de 10
octobre au 24 novembre 2006. Au cours de cette période, 50
requêtes d'audience publique ont été
adressées au MDDEP. Le 19 octobre, le BAPE a reçu le
mandat de tenir des audiences publiques sur le projet. C'est ainsi que
le 23 octobre, le président du BAPE a constitué une
commission chargée de l'examen du projet. La commission
regroupait des commissaires du BAPE (Bureau des audiences publiques sur
l'environnement) et une commission
fédérale, selon l'Entente de
collaboration entre le Canada et le Québec en
matière d'évaluation environnementale
conclue entre les deux paliers de gouvernements au
printemps 2004.
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Décembre - Février 2007
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Audiences publiques
Le mandat de la commission a débuté
le 4 décembre 2006. Lors de la première partie de
l'audience publique, 14 séances ont été
tenues du 6 au 15 décembre 2006 à Québec et
à Lévis. Au cours de ces séances, le
promoteur et les personnes-ressources venant de divers
ministères et organismes ont répondu aux
interrogations du public et de la commission. La seconde partie de
l'audience publique a permis aux participants d'exprimer leurs opinions
sur le projet, au cours de 20 séances qui se sont
déroulées du 29 janvier au 12 février 2007,
à Lévis
et à Saint-Pierre-de-L-Île-d'Orléans.
À l'issue de ces audiences, un total de 699
mémoires ont été reçus par
la commission, en plus de 15 présentations verbales.
Selon les mots du président de la commission,
Qussaï Samak, ces audiences sont « sans
précédent au Québec » par la
participation des citoyens de Lévis, Beaumont et de
l'Île-d'Orléans. Les audiences de Rabaska
représentent plus de 120 heures d'audiences et plus de 26 000
pages de documentation.
L'ensemble du dossier est disponible sur le site
internet du BAPE :
http://www.bape.gouv.qc.ca/sections/mandats/rabaska/index.htm
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Mars - Mai 2007
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Rapport d'enquête et d'audience
publique
La commission conjointe prépare ensuite son
rapport. Pendant la préparation de son rapport, la commission
a adressé de nombreuses questions au promoteur et aux
personnes-ressources. Le public a aussi eu la possibilité de
poser des questions
supplémentaires.
Au terme de ce processus, la commission a remis le 30
mai 2007 son rapport d'enquête et d'audience publique aux
ministres provincial et fédéral responsables de
l'Environnement. Le rapport a été rendu public
le 5 juillet 2007.
Les principales conclusions du rapport sont les suivantes :
- Les risques associés au projet paraissent
acceptable,
- il est justifié,
- il aura des effets minimaux sur l'environnement et
de réelles retombées économiques,
- il a sa place sur le territoire lévisien,
- il cadre dans la politique
énergétique du Québec.
La plupart des 34 recommandations et 20 avis
émis par la commission font suite à des analyses et
mesures déjà proposées par Rabaska. Aucune
recommandation ne pose problème.
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Octobre 2007
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Rapport d'analyse environnementale et
décret provincial
Les spécialistes du MDDEP et de nombreux
autres ministères et organismes, ont analysé le
projet, sur la base des informations fournies par le promoteur et
celles issues des consultations publiques.
La conclusion de cette analyse environnementale est la suivante :
« Tenant compte des impacts environnementaux
appréhendés, des mesures d'atténuation
prévues à l'étude d'impact et des
engagements pris par l'initiateur, le projet est
considéré acceptable sur le plan environnemental. Il
est donc recommandé qu'un certificat d'autorisation soit
délivré par le gouvernement en faveur de la
société en commandite Rabaska pour la
réalisation de la partie du projet Rabaska relative à
l'implantation d'un terminal méthanier sur le territoire de la
Ville de Lévis. »
L'implantation du terminal méthanier a
été autorisé par le gouvernement du
Québec le 24 octobre 2007 (décret 918-2007).
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Étapes futures
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Au niveau fédéral, la
décision du Conseil des ministres n'a pas encore
été prise. Les autorisations nécessaires,
telles que celles qui doivent être obtenues de Transports
Canada et du ministère des Pêches et Océans
ne pourront être émises qu'après la
décision du Conseil des
ministres.
Les travaux ne peuvent ensuite débuter qu'une
fois émis un certificat du ministre du Développement
durable, de l'Environnement et des Parcs sous l'article 22 de la LQE.
D'autres autorisations de divers
organismes sont aussi requises.
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LE BILAN DES IMPACTS
ENVIRONNEMENTAUX
La construction, puis l'exploitation du terminal méthanier
Rabaska auront des impacts, tant sur le milieu humain que sur le milieu
biologique. La plupart des impacts prévus
apparaîtront au moment de la construction,
puisqu’ils sont directement reliés à
l’aménagement du site et à
l’érection des installations.
Généralement, ces impacts seront temporaires et
limités à la phase de construction. Certains autres
auront cependant un caractère plus permanent, étant
donné que le secteur affecté par la
présence du terminal ne reviendra pas à son
état original. Dans un cas comme dans l'autre, les concepteurs
du projet, après avoir identifié l'ensemble des
impacts reliés à l'aménagement du terminal,
ont intégré les mesures les plus susceptibles d'en
atténuer les effets négatifs.
L’importance des impacts
Lorsque l'ensemble des impacts potentiels du projet sur une composante
environnementale donnée ont été
identifiés, l'importance des modifications
prévisibles de cette composante est
évaluée. Cette évaluation repose
essentiellement sur l'appréciation de la valeur de la
composante environnementale étudiée ainsi que de
l'intensité, de l'étendue et de la durée
des effets appréhendés (positifs ou
négatifs) sur cette composante. Ces trois
caractéristiques sont agrégées en un
indicateur synthèse, l'importance de l'effet environnemental,
qui permet de porter un jugement sur l'ensemble des effets
prévisibles du projet sur une composante donnée de
l'environnement. L'importance de l'impact est exprimée selon
cinq classes: très forte, forte, moyenne, faible ou
très faible.
Les impacts sur le milieu humain
Durant la construction du terminal, les nuisances les plus importantes
seront reliées aux bruits et vibrations produits par les
camions et les équipements lourds circulant en direction ou en
provenance du chantier, à la poussière
causée par les déplacements de ces mêmes
véhicules sur le site, à la production de
déchets et rebuts divers et à
l’augmentation des matières en suspension dans les
eaux de surface, particulièrement lors des travaux de
terrassement au terminal et lors de la mise en place des pieux qui
soutiendront la jetée. Ces diverses sources d'impact seront
largement atténuées par le recours aux meilleures
pratiques dans le domaine de la construction et par un respect
scrupuleux de la réglementation s'appliquant à ces
activités dans le domaine industriel.
Qualifiées de moyennes,
les nuisances liées à la circulation
d’équipements lourds seront toutefois
minimisées par l’aménagement d’un
tunnel sous la route 132. De même, la construction par la
Ville de Lévis d’un accès reliant la route
Lallemand à proximité de l’autoroute 20 au
chantier de construction réduira de façon importante
les bruits et vibrations occasionnés par la circulation des
camions sur la route 132,
la section nord de la route Lallemand et la rue de l’Anse.
Les activités du terminal méthanier
généreront annuellement
l’équivalent d’environ 146 000 tonnes de
gaz à effet de serre (GES), soit moins de 0,2 % des
émissions du Québec, dont la majeure partie
proviendra de la combustion de gaz naturel pour vaporiser le GNL.
Toutefois, Rabaska estime que ces émissions seront largement
compensées par une utilisation accrue du gaz naturel qui, en
raison d’un prix plus stable et plus bas, déplacera
d’autres hydrocarbures comme l’huile lourde et le
charbon, dont la combustion produit plus de gaz à effet de
serre et est plus polluante. Le gaz naturel est un combustible propre
qui a de faibles émissions de GES et de contaminants
atmosphériques par rapport aux
autres combustibles fossiles.
Le terminal méthanier Rabaska contribuera aux
efforts consentis par les gouvernements du Québec, de
l’Ontario et du Canada pour réduire les
émissions de GES dans l’atmosphère et ainsi
respecter les objectifs qu’ils se sont fixés dans le
cadre du protocole de Kyoto, tel que le démontre le
graphique ci-dessous.
Bilan des effets du projet sur les émissions de GES
(Cliquez sur le diagramme pour l'agrandir)
Les impacts du terminal sur la qualité de vie des
résidants seront limités. Quant aux
résidants qui craignent que leur propriété
perde de leur valeur à cause de l’arrivée
du projet Rabaska, diverses mesures ont été
prévues pour ceux se trouvant à
l’intérieur d’un
périmètre de 1,5 km des futures installations. Ainsi,
ceux qui souhaiteraient déménager avant ou pendant
les travaux de construction ou, encore, au cours des premières
années suivant l’entrée en
activité du terminal, seront entièrement
indemnisés s’il s’avère que la
valeur marchande de leur propriété a
été atteinte. Si la vente est
réalisée après que le projet ait obtenu
toutes les autorisations nécessaires, les frais relatifs
à la vente et à l’achat de leur
propriété et à leur
déménagement seront également
remboursés. Par ailleurs, Rabaska s’est
engagée à défrayer toute hausse de primes
d’assurance, quoique improbable, que pourraient
connaître les résidants de ce même
périmètre en raison de la présence du
terminal.
En ce qui a trait aux contaminants de l’air
associés aux activités de Rabaska, tels que le
dioxyde d’azote (NO2), le dioxyde de
soufre (SO2), le monoxyde de carbone (CO), les
particules (PM2,5), l’ozone et les
composés organiques toxiques, leurs émissions dans
l'atmosphère seront minimes et leurs effets sur la
santé humaine seront imperceptibles. Afin de permettre un
suivi de la qualité de l'air dans le secteur, des stations de
mesures seront installées, deux stations permanentes
dès le début de la construction, et une
troisième supplémentaire pendant la
construction du terminal.
Les eaux sanitaires produites sur le site seront
dirigées vers une fosse septique puis vers un champ
d’épuration. Les eaux de ruissellement seront quant
à elles captées par un réseau de
fossés de drainage qui les feront converger vers un bassin de
sédimentation et de là, une fois
épurées, vers le ruisseau Saint-Claude.
Les bruits résultant des activités des
installations seront relativement limités et seront
contrôlés à la source. Les mesures
d'atténuation appropriées seront mises en place afin
de respecter toutes les exigences gouvernementales. Pendant la phase de
construction, la réalisation de travaux bruyants en
soirée (entre 19 h et 22 h) sera
limitée à des situations exceptionnelles afin
d'éviter de
déranger la quiétude des résidants.
Les concepteurs du projet ont porté une
très grande attention aux impacts visuels sur le paysage
créés par l'aménagement du terminal.
Grâce à des simulations informatiques et graphiques
à l’échelle, les concepteurs ont pu simuler
les structures du futur terminal méthanier sur un plan du site
puis analyser les impacts visuels des nouvelles installations
à partir de nombreux points d'observation
particulièrement représentatifs, à
Lévis, à Beaumont et sur
l'Île-d'Orléans.
Dès la planche à dessin, les concepteurs
ont intégré de nombreuses mesures
d’atténuation ou proposé des
méthodes de construction ayant pour effet de réduire
de façon appréciable les
impacts visuels négatifs du projet.
Les deux réservoirs de GNL sont probablement les
composantes du projet dont l’impact visuel est le plus
significatif. Les concepteurs ont donc proposé une excavation
afin d’abaisser ainsi de quelque dix mètres la base
de ces derniers et réduisant d’autant leur impact
visuel sur le milieu environnant. Le profilage des réservoirs
eux-mêmes a été revu, ce qui a permis
d’abaisser ces structures de dix mètres
supplémentaires. Enfin, en plus de préserver au
maximum les boisés existants qui forment un écran
naturel autour des réservoirs, des talus de douze
mètres de hauteur, reboisés de quelque 15 000 arbres,
seront
également aménagés sur le site.
Un autre élément significatif est
certainement la décision d’enfouir les conduites
cryogéniques de déchargement reliant la
jetée aux réservoirs du terminal sur une distance de
plus d’un kilomètre. Le reboisement partiel de
l’emprise et certains aménagements paysagers
contribueront également à la réduction de
l’impact visuel de ces lignes de transport.
L’éclairage des installations fera l’objet
d’un traitement architectural particulier afin d’en
limiter les nuisances. Les concepteurs ont réduit la hauteur
des lampadaires et prévu de diriger les réflecteurs
vers le sol; l’éclairage sera minimal ou à
intensité variable en s’assurant toutefois que les
activités sur le site se feront toujours en toute
sécurité.
Faisant suite aux recommandations du BAPE et aux demandes du
MDDEP, Rabaska travaille actuellement avec le support d’une
équipe d’architectes et
d’ingénieurs afin de proposer des mesures
d’atténuations pour les installations portuaires et
riveraines (y compris la route d’accès à la
jetée).
La construction du terminal aurait pu avoir un impact fort
sur les activités agricoles locales, si ces dernières
avaient dû être complètement
abandonnées. Cependant, il est prévu
qu’environ 75% des terres actuellement en culture seront
remises à la disposition des agriculteurs une fois la
construction achevée, ce qui réduit
sensiblement l’importance de cet impact.
Les quelque 60 méthaniers qui viendront chaque
année accoster au quai de Rabaska s'ajouteront aux 2 500
navires commerciaux existants, augmentant ainsi d’environ
2,5% le trafic maritime sur le fleuve. Cette circulation accrue
créera des inconvénients mineurs pour la navigation
commerciale et sera efficacement gérée par les
mécanismes de contrôle du trafic
déjà en place. La manœuvre
d'évitage (virage du navire) durera entre 15 et 30 minutes. La
présence du méthanier à quai, d'une
durée de 24 heures, n'aura aucune contrainte sur la navigation
commerciale. Enfin, les experts en arrivent à la conclusion
que la présence du terminal n’aura qu’un
faible impact sur la pêche commerciale et un très
faible impact sur les activités
récréotouristiques, telle que la navigation de
plaisance.
Les impacts sur le milieu biologique
L’étude des impacts sur le milieu
biologique a permis de constater que ceux-ci seront
généralement faibles et temporaires. Les principaux
impacts sont liés à la construction de la
jetée dans le fleuve et au détournement
d’une portion du ruisseau Saint-Claude. Les autres impacts
sur le milieu biologique sont reliés au
détournement de la branche ouest du ruisseau Saint-Claude.
Ce détournement entraînera des pertes
d’habitat jugées de moyennes pour les poissons,
à faibles pour les reptiles et les amphibiens. Ces pertes
seront compensées par le réaménagement
du ruisseau.
Les impacts environnementaux du gazoduc
L’étude d’impact du gazoduc a
permis de retenir le tracé de moindre impact entre
Lévis et Saint-Nicolas et aussi d’évaluer
et d’atténuer les impacts liés à
la construction et à l’exploitation du gazoduc. Le
choix du tracé optimal devait prendre en compte de nombreuses
contraintes, dont la volonté d’éviter dans
la mesure du possible les zones de concentration de population et
minimiser les traversées de cours d’eau et
d’infrastructures existantes. C’est pourquoi un
tracé adjacent aux emprises d’utilités
publiques déjà en place a été
privilégié dans la
mesure du possible.
(Cliquez sur l'image pour l'agrandir)
D’un point de vue environnemental, les zones de fortes
pentes, les nappes d’eau souterraines vulnérables,
les habitats fauniques importants ou sensibles, les
érablières, les terres à fort potentiel
agricole ou forestier, les boisés de forte valeur commerciale
et les zones à haute valeur archéologique ou
patrimoniale devaient être
évités.
Les sources d’impact du projet de gazoduc sont pour
la plupart associées aux activités de construction.
Le gazoduc sera en effet construit en territoire
cultivé ou boisé.
À certains endroits, la construction du gazoduc
s’effectuera relativement près de
résidences ou de bâtiments isolés, et ce,
principalement aux franchissements de routes. Le tracé
privilégié traverse en effet deux secteurs
urbanisés. Le premier, dans le secteur industriel de Pintendre
et le second en bordure de la rivière Chaudière. En
plus de mesures additionnelles de sécurité et de
protection des propriétés riveraines, divers moyens
seront mis en place dans ces secteurs à plus forte
densité de population pour minimiser les nuisances durant la
construction, particulièrement en termes de
poussières, de
bruits et de vibrations.
Les travaux d’excavation auront un impact sur les
terres cultivées. Toutefois, la terre arable sera
précieusement conservée et remise en place une fois
la conduite déposée dans la tranchée,
assurant ainsi un retour rapide aux conditions initiales. En milieu
boisé, la coupe des arbres sera nécessaire pour faire
place à l’emprise permanente qui devra par la suite
demeurer dégagée. Lorsque possible, la largeur du
déboisement sera réduite.
Les cours d’eau mineurs seront franchis en
recourant à la méthode de tranchée ouverte.
Dans la mesure du possible, les travaux à sec seront
privilégiés, limitant ainsi la charge
sédimentaire et les impacts sur le milieu aquatique.
Dans le cas des rivières Etchemin,
Chaudière et Beaurivage, deux méthodes de
construction sont possibles : la tranchée ouverte ou le forage
directionnel. Le forage directionnel sera
préféré à la tranchée
ouverte parce que cette dernière implique des travaux de
dragage dans le lit des cours d’eau, occasionnant ainsi une
perturbation de l’habitat du poisson. Le forage directionnel
minimise les impacts sur la faune et son habitat
puisqu’aucune intervention n’est
nécessaire dans le lit du cours d’eau ou sur ses
rives.
D’un point de vue visuel, le gazoduc étant
une infrastructure linéaire enfouie, il ne crée pas
une barrière subdivisant le milieu comme le font les voies
ferrées, routes ou autoroutes. Il n'entraîne pas non
plus d'impact visuel majeur en modifiant l'aspect du paysage comme le
fait une ligne électrique de haute tension. Le tracé
est surtout apparent en zone boisée où
l’emprise doit demeurer
dégagée.
LE PLAN
DE GESTION ENVIRONNEMENTALE
Avant même d’amorcer les travaux de construction du
terminal méthanier, Rabaska adoptera un plan de gestion
environnementale qui aura comme double objectif de confirmer la
justesse de l’évaluation des impacts
environnementaux et de minimiser, autant que possible, tout impact
résultant de la construction et de l’exploitation du
terminal.
Conformément aux dispositions du Plan de gestion
environnementale, on s’assurera avant et pendant les travaux
que tous les engagements pris par Rabaska en matière
environnementale auprès des citoyens et des autorités
gouvernementales sont intégralement respectés. Le
Plan permettra de s’assurer que la gestion des
déchets du chantier soit conforme aux principes des 4 RVE
(récupération, réutilisation,
réduction, recyclage, valorisation et élimination).
Les mesures appropriées pour que la gestion des produits
chimiques, carburants et matières dangereuses soit conforme
à la réglementation en vigueur seront prises. Il en
sera de même pour la gestion des nuisances, telles que
poussières, eaux de drainage, eaux de lavage, bruit et
éclairage.
Une fois la construction terminée et les installations en
exploitation, le Plan de gestion environnementale portera plus
particulièrement sur la manipulation du GNL, sur la
qualité de l’air et de l’eau tant sur le
site que dans les environs immédiats du terminal, sur la bonne
gestion des différents rejets. Une attention
particulière sera apportée au contrôle des
émissions sonores, à l’évolution
du couvert végétal et de la faune marine du ruisseau
Saint-Claude, ainsi qu’à l’utilisation
agricole des terrains appartenant à Rabaska.
Dès la phase de construction, un plan de gestion des plaintes
et incidents sera mis en place. Enfin, sera créé un
Comité de vigilance formé de représentants
du milieu dont l’une des responsabilités
primordiales sera de veiller au respect des engagements du promoteur en
matière environnementale.
Chaque année, un rapport annuel de suivi environnemental sera
produit pour transmission au Comité de vigilance et aux
autorités gouvernementales.
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